Portrait d'artiste
Nom : Patricia Fuentes
Age : moins de 55 ans
Mère trois enfants
Début du patch : réellement en 2002
Plus grand et petit patch : 240x220 cm et 22x22 cm
Hobbies : les chevaux… j’aime aussi la photo
Point faible : vouloir tout, tout de suite
Rêve : aller au Japon mais aussi, faire une rando à cheval avec mon mari…
Patricia a toujours aimé utiliser ses mains pour s'exprimer; le dessin l'a suivie jusqu'à ce jour où, l'idée d'un travail textile émergeant, elle en a posé l'idée, l'émotion. Mais si l'idée continue son chemin, souvent le dessin du moment est dépassé. Parfois, il ne correspond même plus au souvenir des balbutiements du projet en cours.
Avant que le patchwork n'entre dans sa vie "pour de bon" au début de ce siècle, elle a cousu pour ses enfants pour la maison, mais, bien qu'admirative devant toute personne qui pratiquait le patchwork aux Etats-Unis où elle a vécu , cette pratique ne correspondait pas à ce qu'elle avait envie d'exprimer. Longtemps le tricot lui a offert un terrain de créativité épatant. Elle a aimé détourner le point de croix et maintenant d'autres points de broderie, qu'elle aime encore à poser sur ses oeuvres, habitées aujourd'hui par sa passion pour le quilting machine.
Ses premiers gestes de patchwork ne ressemblaient pas vraiment à l'idée qu'elle partique. Elle mettait bout à bout quelques tissus portant les dessins de ses enfants pour faire une couverture, sans être consciente qu'en réalité les techniques qu'elle prenait à son service étaient celles du patchwork traditionnel.
Avant de faire partie de différents club comme le Patch and Tchatch ou le Club du Léman, elle a cherché dans les journaux de patchwork quelques modèles qui pourraient l'inspirer, s'inscrivant à un premier cours, elle s'est donné la possibilité d'extrapoler, d'aller au-delà des log cabins et autres motifs courants. De nombreux autres cours ont enrichi son savoir, ses connaissances, ses techniques, ses possibilités de créer avec des textiles dont elle aime le toucher, la douceur comme la finesse, l'épaisseur comme la rudesse. Elle aime les coudre ensemble pour en faire un fond, un parterre qui accueillera le langage du quilting machine qu'elle aime particulièrement .
Si elle a un coup de foudre pour une idée de patchwork, elle puise dans ses réserves de tissus, va chercher dans les tissus teints, les batiks en particulier, ce qui pourrait nourrir son projet. Puis c'est ce long processus de murissement dans la tête, dans les émotions, les sensations qui font que le projet s'enfle, grossit, change de forme et de couleurs puis à la dernière minute, s'exprime à l'aide de sa machine à coudre, avec quelques touches finales pour ajouter le dernier tissu collé, brodé, mesuré, muri.
Souvent elle s'inspire de photos prises lors de ses voyages proches ou lointains. Mais la mer reste son sujet de prédilection.
A la maison, elle a d'abord demandé à pouvoir disposer d'un bout de couloir pour coudre; bien vite, elle y a mis une table, puis deux puis trois, rangeant soigneusement ses cartons de tissus dessous.
Aujourd'hui, les enfants sont élevés. Certains ont quitté la maison et du coup, elle a pris possession d'une de leur chambre pour en faire un atelier. Mais c'est toujours dans la belle lumière de son couloir des premiers jours qu'elle choisit au mieux les tissus qu'elle utilisera pour son prochain ouvrage. C'est là sa plus belle manière de s'évader!
Elisabeth Wassermann
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