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Portrait d'artiste

Publié le par babillard

Nom : Zanda

Prénom : Paola

Profession : institutrice école élémentaire en art plastique

Début du patch : 2000

Plus grand patch : 240x240

Plus petit patch : 20x20

Hobbies : En premier tout ce qui concerne le textile, Art, Musique, Cuisine et voyages.

Point faible : Manque de confiance en moi-même. Je n’ose pas ! Pour ma chance, Paolo me remplace et efface ce problème.

Rêve : Pouvoir m’occuper à plein temps avec l’Art Textile et réaliser des œuvres avec mon mari Paolo.

Je suis née avec l’aiguille en main. Ma grand-mère étant modiste et ma mère inspectrice pour le travail féminin à l’école élémentaire, j’ai passé mon enfance à créer les habits pour mes poupées. J’ai appris à coudre, tricoter, broder et faire du crochet. De conséquence, terminé le gymnase, je ne pouvais que choisir la formation de couturière. Après trois années, accompli cette formation j’ai pu fréquenter l’école supérieure pour devenir institutrice en Art Plastiques. J’aime bien mon travail et j’ai réussi à passer ma passion aussi à mes élèves. Une des grandes satisfaction a été la participation aux concours les jeunes poussent sur le thème « vive les vacances », organisé par France Patchwork en Alsace où le Quilt a été fortement apprécié. Une autre satisfaction est d’avoir enseigné à mes élèves, qu’on peut aussi faire du bien avec les travaux textiles ! Cette année on a réalisé des couvertures pour les victimes du séisme en Italie qui ont été livrées à Noël.

J’enseigne plein temps à l’école élémentaire de Massagno avec toutes les classes, de la première à la cinquième. J’ai 280 élèves soit filles ou garçons. Pendant la semaine le temps et dédié à l’école : leçons, réalisations des projets, achat du matériel, préparation de la salle, collaborations avec les maitres et réunions d’institut. On habite à Carona un joli village aux dessus de Lugano. Pour éviter le trafic on doit se lever très tôt le matin et le soir étant fatiguée je n’arrive pas à m’occuper de mes hobbies. C’ est pendant le weekend que je travaille sur mes quilts ou mes passions. Souvent on visite des expositions d’art et on se déplace à Milano, Bâle, Zurich…. Il m’arrive aussi de suivre des cours.

J’ai commencé le patchwork avec du country étant aussi lié à l’école. Puis en suivant des cours j’ai commencé à travailler le feutre et apprendre d’autres techniques. Je n’ai jamais pratiqué du patchwork traditionnel.  C’est en 2008 en visitant le Festival de Patchwork à Briançon que j’ai découvert un monde encore inconnu. De là j’ai commencé à fréquenter des cours avec des artistes internationaux en Alsace et puis en Suisse auprès de la TexArtAcademy de Marlis Egger où j’ai connu Linda Colsh. Avec Linda j’ai suivi un Master d’une année. Avant, mes quilts étaient figuratifs, et elle m’a conduit à l’abstrait. J’ai une passion pour l’artiste italien Giuseppe Penone et son travail sur les arbres. De là l’idée de travailler des formes à partir des écorces. Maintenant je travaille sur ce thème en le reliant à la théorie des couleurs et j’ai aussi commencé à employer des surfaces plus grandes. J’ai exposé en collectif avec le groupe «Happy Fingers » en 2013 et 2016. Le seul travail en commun a été «Happy Tree » réalisé avec ce groupe pour un projet de Pascale Goldenberg. J’ai commencé à réaliser des travaux pour EQA et j’ai été sélectionnée en 2014/2015/2016 pour la Suisse et cette année pour le projet EQA « échange de tissus entre nations » sur le thème Clima. En 2015 Paolo insiste pour me faire participer au concours du Festival Aigu’illes en Luberon et avec ma plus grande surprise mon Quilt  «Champs énergétiques » a reçu  le prix du public. En 2016 j’expose à Soleure pendant la journée du PatCHquilt mon quilt «Arizona». Paolo en cachette l’envoie au « Festival of quilts » à Birmingham ou il reçoit la mention « Highly commended ».

En 2016 au carrefour du Patchwork en Alsace j’expose un travail sur le projet de Pascale Goldenberg « Gardens around the world » un travail à quatre mains avec une femme afghane.

Cette année au mois de mai (du 25 au 28) j’aurai ma première exposition personnelle aux Aigu’illes en Luberon dans le village de La Bastidonne à la salle Mandela.     

Si cette aventure peut réaliser je dois remercier Paolo qui me soutient en appréciant mon travail, en me poussant où je n’ose pas, et en collaborant avec la technique (branche où je suis nulle).

Il a un fort sens de l’organisation et des public-relations.  Il est mon secrétaire à tout faire et il m’enlève de toutes les charges en me donnant du temps pour ma créativité. De son côté il travaille beaucoup avec la photo et la «photo editing » en créant des images psychédéliques et « fantasy ». Peut-être il sera un thème à développer en commun avec des quilts…..

Paola et Paolo Zanda

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Portrait d'artiste

Publié le par babillard

Portrait d'artiste

Nom : Gabrielle Savioz

Age : plus de 60 ans

Mère d’un garçon

Début du patch : avant 1990

Plus grand et petit patch : 2 m 40 x 2 m 80 et 30 x 30 cm

Hobbies : lecture et voyages

Point faible : l’organisation, le désordre

Rêve : faire quelque chose avec le foulard traditionnel brodé reçu de sa belle-mère.

C'est en Nouvelle Zélande que Gabrielle a vu le jour dans une grande famille de 7 filles et 1 garçon. C'est la troisième génération de colons venus d'Irlande et d'Ecosse. Sa maman confectionnait tous les habits des filles pourtant, Gabrielle n'a pas manifesté d'intérêt pour la couture. Peut-être un manque de disponibilité de sa maman car Mary, sa sœur aînée, a appris à coudre pour la seconder.

Elle a d'abord voyagé en Angleterre et en Écosse avant de venir exercer son métier d'infirmière en Suisse, en 1978. C'est à Sion qu'elle travaille et s'installe dans la région avec son mari typographe.

Aimant l'aventure, ils décident tous deux de changer de profession et de tenir la cabane de Bella Tola, à St-Luc. Ils y passeront 15 ans, étés et hivers. Lorsque leur fils à 10 ans, ils redescendent et tiennent un bistrot à Sierre. C'est pendant la période "montagne" qu'elle voit une annonce pour un cours de patchwork à Vissoie. Elle s'y inscrit dans l'espoir de s'intégrer plus facilement dans cette région. En ce temps, on coupait les tissus uniquement avec des ciseaux! Ce n'est pas encore une passion... Le déclic s'opère en 1994 lorsqu'elle suit un cours avec Ruth Simone Jacques.

La précision était difficile pour elle au début, elle préfère créer plus librement. Deux de ces sœurs font également du patch, au pays, et c'est l'une d'elle qui lui fait découvrir la planche et le cutter. 2002 marque sa première adhésion au club PuzzlePatch qui se réuni une fois par semaine. Elle y lance le défi : 30 x 30. A tour de rôle, les participantes proposent un thème qu'elles ont 2 mois pour interpréter.

Elle tente de coudre au moins une fois par semaine mais ce n'est pas toujours facile. Les tissus qu'elle aime sont des batiks, des tissus teints artisanalement, principalement bleus. Elle affectionne aussi les tissus qui ont une histoire, comme les africains ou les japonais. De Nouvelle-Zélande, elle a ramené des étoffes mais ne les a pas encore sérieusement utilisées.

Lorsqu'on lui pose la question des concours et défis, elle dit ne pas en faire. Pourtant, elle en a relevé des beaux et avec de très bons résultats. Celui de la cathédrale de Lausanne en fut un, la préparation de l’exposition s’est étallée sur deux ans. Elle a adoré la démarche. Le quilt avec la crèche et celui avec la rue bleue et ocre sont ses créations.

Souvent, elle s’inspire d’un poème, qu’une chanson pour créer, comme pour le quilt qui lui a valu le premier prix lors de notre concours « Rêve d’étiquettes de vin », « La rêverie de Rilke ». Elle a découvert ce poète tchèque, établi en Suisse en 1919, grâce à son beau-frère néozélandais qui en était fan…

Elle confectionne actuellement un nouveau pojagi pour l'exposition en Corée (elle y a aussi participé il y a deux ans).

Elle aime voyager pour le patch et se rend tous les ans à Sainte-Marie et à Birmingham (bonne excuse pour y acheter des livres en anglais…). Elle aimerait aller au Japon mais malheureusement, l’exposition de quilt y est en hiver. Encore un rêve à réaliser….

Ses artistes préférées, elle cite spontanément Gwen Marston.

C’était ma première rencontre avec Gabrielle. J’ai découvert une femme de calme, réfléchie, posant sur la vie un regard de compassion. Merci pour ce bon moment ensemble et merci à Marianne pour son accueil. P.Fuentes

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Portrait d'artiste

Publié le par babillard

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Nom : Sophie Zaugg
Age : 44 ans
Mère de deux adolescents
Début du patch : 1999
Plus grand et petit patch : 200 x 140 cm et 21 x 31 cm
Hobbies : marche et lecture
Point faible : perfectionniste et elle prend les choses trop à cœur
Rêve : faire du patch à plein temps, par plaisir, dans un cottage au Pays de Galle… avec son mari dans les parages.

C’est en 2006 que j’ai eu l’occasion de parler pour la première fois à Sophie. Nous
participions au même voyage pour nous rendre à Lyon, dernière exposition de Quilt expo en
Europe. Les années ont passé. Nous nous sommes souvent croisées lors d’expositions ou de rencontres de la délégation sans pour autant avoir l’occasion d’échanger nos expériences. Il était temps de faire plus ample connaissance avec Sophie.

Pourquoi elle a commencé le patchwork ? Elle ne s’en souvient pas très bien… Certainement grâce à des quilts vus dans des films, qu’elle a trouvé beaux. Puis, elle s’est acheté un livre et a tenté de s’y mettre seule. Elle ne se sentait pas à l’aise avec ses gabarits et ses blocs traditionnels. Devant la difficulté, elle s’est inscrite à un cours à Orbe. Enfin le monde du patchwork s’ouvrait à elle et elle découvrait qu’elle n’était pas seule. Elle intègre le club de la Vallée de Joux en 2000. Paulette Capt lui donne de bons conseils mais elle suit également des cours au Martinet et des séminaires avec différentes artistes dont Marilyne Collioud.
Sophie est incapable de reproduire un modèle à l’identique. Il faut qu’elle y mettre sa touche personnelle. Pour créer ses quilts, elle part de son cahier de dessin. Depuis petite, elle aime dessiner. Elle souhaitait être bijoutière et la voici informaticienne. Là aussi, elle ne fait pas deux fois la même chose.

Si elle a confectionné des couvertures pour ses deux garçons, les quilts utilitaires ne sont pas son but principal. Elle aime les quilts contemporains et maintenant se trouve attirée par les « Modern quilts ». Les couleurs de Sophie ? Les indigos, gris, taupe, rouge… en tous les cas pas les couleurs trop vives. Lorsqu’elle confectionne un nouveau quilt, elle part de ses croquis, confectionne le premier "bloc" et y ajoute les autres au fur et à mesure sur son mur, quitte à s'éloigner un peu du projet initial. Elle aime improviser, ne supporte pas de répéter x fois le même motif, le même arrangement. Elle aime participer à des concours, à des challenges si le thème l’inspire. C’est pour elle une bonne stimulation. Elle en fait environ deux par année. Elle est souvent sélectionnée et gagne des prix.

Portrait d'artiste

Généralement, Sophie quilte à la main, un bon moyen pour elle de se détendre. Actuellement, elle se lance dans le quilting machine mais est tellement perfectionniste que ses résultats ne la satisfont pas toujours.

J’ai eu beaucoup de plaisir à partager un après-midi avec Sophie. Sa personnalité est bien représentée dans la douceur de ses quilts. C’est quelqu’un d’ouvert et de passionné qui parle de ses créations avec une lueur de bonheur dans les yeux. Bravo, Sophie, pour ton 7ème prix à Nantes avec « Météores » (variation indigo) et pour ta sélection avec Spoutnik (entre les lignes organisé par France Patchwork) en Normandie pour le festival du lin et de l’aiguille.

Pour suivre Sophie... c'est ici

 

Portrait d'artiste
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Silences... pauses?

Publié le par babillard

Je sais... les articles se sont faits rares! Un manque de temps pour visiter des expos, pour voir des artistes, pour expérimenter de nouvelles techniques... Mais pas pour recevoir VOS informations et les transmettre!

Et... VOUS avez certainement fait des visites, des tests, des rencontres! Alors, pourquoi ne pas les partager avec nous? Vous pouvez me contacter sur le blog (contact) ou avec mes références sur le "Babillard".

J'ai envie de lancer une nouvelle rubrique sur le blog. Nous avons déjà les portraits d'artiste mais certaines sont réfractaires avec le terme "artiste" (et c'est bien dommage!) alors, je propose de publier 4 articles par année sur des amies-patch-création-artistes.

Mais j'attends vos reportages sur l'une de vos amies. Mon idée est que chaque personne "présentée" trouvera une autre amie à présenter (je sais, c'est du déjà vu sur un journal suisse... mais qui sait, çà peut avoir plus de succès pour notre association!).

QUI SE LANCE COMME REPORTERS? Sans votre collaboration, cette nouvelle catégorie de notre blog ne verra jamais le jour...

Je vous souhaite une bonne fin de juillet et espère que aout sera plus propice aux partages par le Net.

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Portrait d’artiste

Publié le par babillard

Portrait d’artiste

Nom : Elizabeth Michellod-Dutheil

Age : celui de ses artères, de ses envies

Mère 4 enfants et une petite fille

Début du patch : 1995

Plus grand et petit patch : 3 m x 3 m et 30 cm de diamètre

Hobbies : le dessin, la photo, le jardin.

Point faible : le manque de diplomatie (très directe). Défaut ou qualité?

Rêve : que l’art textile soit reconnu en temps qu’Art avec un grand A

premier quilt...
premier quilt...

Depuis quelques années, je rencontre souvent Elizabeth dans les expositions en Suisse ou à l’étranger mais jamais je n’avais pris le temps de la questionner…La JA de France patchwork à Sélestat fût une bonne occasion pour apprendre à mieux la connaitre.

Petite, elle dessinait au crayon et confectionnait les habits de ses poupées. Le patch est venu à elle pour se changer les idées lors de la leucémie de sa fille. Elle prend ses premiers cours à l’unipop de Bagnes. Le patch s’est imposé à elle dès le début sans réserve et avec passion pour les textures et les couleurs. Pour son premier travail, elle se lance dans la confection d’un couvre-lit de 3 m x 3m avec le motif ananas. Travail fini en un mois, quelle énergie ! Et la photographie est venue ensuite, afin d’étoffer ses archives pour ses créations.

En 2000, elle se lance dans l’aventure en ouvrant la MAE (Maison d’Art d’Entremont). Au fil des années, elle y accueille des artistes pour des expositions et des séminaires. La page tourne, d’ici la fin de l’année, la MAE fermera ses portes après 15 ans d’existence.

Au fil des ans, son travail se dirige vers l’art textile, principalement depuis 2008, lorsque sa fille, danseuse performeuse, lui apporte une ouverture d’esprit vers l’abstrait et le ressenti.

Dans cette nouvelle voie, Elizabeth utilise également la photographie. Elle s’intéresse principalement à capter des lieux et des émotions qu’elle peut réinterpréter en dessin ou les retranscrire dans son travail textile. En constante quête de nouvelles couleurs, Elizabeth emploie les collages et superpositions de tissus et utilise des procédés de teinture.

Son parcours est jalonné de plusieurs expositions en solo et ses œuvres ont été sélectionnées pour des expositions itinérantes ou festivals d’art textile. Elle participe à des concours nationaux, européens et internationaux d’Art Textile (USA, Taïwan, Hollande, Angleterre, Roumanie, EU, Japon, etc..) mais également pour EQA (européen quilt association). Elle est membre des guides suisse et française ainsi que de l’association SAQA (regroupant des artistes textiles internationaux) en tant d’artiste professionnelle.

Plusieurs de ses œuvres ont reçu des distinctions et ont été publiées dans des catalogues de prestige.

En 2008, elle a été commissaire et organisatrice de l’exposition de *Fil en Patch* au musée de Bagnes/Suisse.

Si la MAE ferme, vous pourrez retrouver Elizabeth dans son nouvel atelier d’artiste à partir de 2015 avec vue sur les montagnes de la vallée de Bagnes.…

Merci Elizabeth pour ce moment passé ensemble et pour les voyages au pays du textile que tu nous offres avec tes créations. Je te souhaite plein succès pour ton développement artistique en pleine évolution.

Patricia

P.S.: vous avez déjà un "double" article parlant d'Elizabeth dans le BABILLARD n°13, p2-3 Merci à Marie-France C-B et Anne C

Portrait d’artiste
Portrait d’artiste
Portrait d’artiste
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Publié le par babillard

Les dames de Cormatin
Les dames de Cormatin

Nom : Patricia Fuentes

Age : moins de 55 ans

Mère trois enfants

Début du patch : réellement en 2002

Plus grand et petit patch : 240x220 cm et 22x22 cm

Hobbies : les chevaux… j’aime aussi la photo

Point faible : vouloir tout, tout de suite

Rêve : aller au Japon mais aussi, faire une rando à cheval avec mon mari…

premier "vrai" quilt créé... pour sa filleule qui a 15 ans!

premier "vrai" quilt créé... pour sa filleule qui a 15 ans!

Patricia a toujours aimé utiliser ses mains pour s'exprimer; le dessin l'a suivie jusqu'à ce jour où, l'idée d'un travail textile émergeant, elle en a posé l'idée, l'émotion. Mais si l'idée continue son chemin, souvent le dessin du moment est dépassé. Parfois, il ne correspond même plus au souvenir des balbutiements du projet en cours.

Avant que le patchwork n'entre dans sa vie "pour de bon" au début de ce siècle, elle a cousu pour ses enfants pour la maison, mais, bien qu'admirative devant toute personne qui pratiquait le patchwork aux Etats-Unis où elle a vécu , cette pratique ne correspondait pas à ce qu'elle avait envie d'exprimer. Longtemps le tricot lui a offert un terrain de créativité épatant. Elle a aimé détourner le point de croix et maintenant d'autres points de broderie, qu'elle aime encore à poser sur ses oeuvres, habitées aujourd'hui par sa passion pour le quilting machine.

Ses premiers gestes de patchwork ne ressemblaient pas vraiment à l'idée qu'elle partique. Elle mettait bout à bout quelques tissus portant les dessins de ses enfants pour faire une couverture, sans être consciente qu'en réalité les techniques qu'elle prenait à son service étaient celles du patchwork traditionnel.

Avant de faire partie de différents club comme le Patch and Tchatch ou le Club du Léman, elle a cherché dans les journaux de patchwork quelques modèles qui pourraient l'inspirer, s'inscrivant à un premier cours, elle s'est donné la possibilité d'extrapoler, d'aller au-delà des log cabins et autres motifs courants. De nombreux autres cours ont enrichi son savoir, ses connaissances, ses techniques, ses possibilités de créer avec des textiles dont elle aime le toucher, la douceur comme la finesse, l'épaisseur comme la rudesse. Elle aime les coudre ensemble pour en faire un fond, un parterre qui accueillera le langage du quilting machine qu'elle aime particulièrement .

Si elle a un coup de foudre pour une idée de patchwork, elle puise dans ses réserves de tissus, va chercher dans les tissus teints, les batiks en particulier, ce qui pourrait nourrir son projet. Puis c'est ce long processus de murissement dans la tête, dans les émotions, les sensations qui font que le projet s'enfle, grossit, change de forme et de couleurs puis à la dernière minute, s'exprime à l'aide de sa machine à coudre, avec quelques touches finales pour ajouter le dernier tissu collé, brodé, mesuré, muri.

Souvent elle s'inspire de photos prises lors de ses voyages proches ou lointains. Mais la mer reste son sujet de prédilection.

A la maison, elle a d'abord demandé à pouvoir disposer d'un bout de couloir pour coudre; bien vite, elle y a mis une table, puis deux puis trois, rangeant soigneusement ses cartons de tissus dessous.

Aujourd'hui, les enfants sont élevés. Certains ont quitté la maison et du coup, elle a pris possession d'une de leur chambre pour en faire un atelier. Mais c'est toujours dans la belle lumière de son couloir des premiers jours qu'elle choisit au mieux les tissus qu'elle utilisera pour son prochain ouvrage. C'est là sa plus belle manière de s'évader!

Elisabeth Wassermann

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Publié le par babillard

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Nom : Ruth-Simone Jaques

Age : 69 ans

Mère deux filles et une petite-fille de cœur

Début du patch : 1980

Plus grand et petit patch : 200 x 200 cm et format A4

Hobbies : voyager, rencontrer ses amis, les musiques classiques, country et bluegrass, la photo

Point faible : tendance au stress

Rêve : avoir la possibilité de voyager encore longtemps pour allez voir amis et famille d’adoption en Alabama

Née un 19 mai 1945, elle a failli s’appeler Victoria me dit-elle au début de notre entretien.

Ruth-Simone habite depuis 1982 à Conthey en Valais. Après ses études, elle se forme dans le secrétariat. En 1980, elle découvre avec passion le patchwork qu’elle ne quittera plus. Elle en fera son hobby, sa seconde profession en l’enseignant. Au fil des années, elle découvre la magie des couleurs, l’illusion des formes et se passionne à jouer avec les carrés, les bandes, les cercles, les losanges, les triangles, les arrondis, les appliqués, en les faisant danser dans des harmonies de couleurs. Des quilts traditionnels et contemporains de toutes dimensions ainsi que des vêtements sont créés et réalisés tout au long de ces années. A son arrivée en Valais, un projet de cours prend forme avec la Migros et elle laisse son métier de secrétaire de côté. En septembre 1989, elle collabore à la création de l'Atelier du Martinet (1989 - 2007). C’est là qu’une nouvelle opportunité de secrétariat s’offre à elle. Elle la saisit et peut ainsi concilier travail et visites à sa maman pendant quelques années. En 2009, elle prend sa retraite et se consacre à nouveau uniquement au travail textile.

Différentes expositions personnelles ou en groupes montrent ses quilts au public, aussi bien en Suisse qu'à l'étranger comme en France, Aoste (Italie), et aux USA (Caroline du Nord, Texas, Michigan) et Canada. La prochaine sera avec Art-Conthey, du 8 au 11 mai 2014, à la salle polyvalente de Chateauneuf-Conthey.

En 1984, avec ses premières élèves, elle crée le Club de patchwork "Liberty Star" à Sion et, en 1989, elle s'associe à ses amies pour la création d'un autre groupe le "Puzzle Patch". Celui-ci a aujourd'hui son atelier à Conthey. Son emploi d'animatrice et d'organisatrice de cours lui donne beaucoup de plaisir et de satisfaction. Elle a enseigné dans les différents centres Elna de Lausanne, Genève et Lugano.

Dès 2009, elle collabore avec le magazine de patchwork français « Création Patchwork », ceci en collaboration avec la française Pascale Bebronne. Actuellement elle travaille pour le nouveau magazine « Pratique du Patchwork N°1 » qui sortira fin mars 2014.

Elle propose actuellement des cours et séminaires sur les thèmes « mandala » et « reflet-vibration ». Son dernier quilt s’inspire d’une toile de Claude Monney en utilisant des tissus créés d’après ses œuvres.

Pour répondre à la demande de ses élèves et nourrir sa passion, Ruth-Simone Jaques suit, tout au long de ces années, divers cours de perfectionnement en Suisse, en Allemagne, en France et surtout aux Etats-Unis avec des maîtres de cet artisanat d'art qu'est le quilt.

Que vous dire encore de Ruth ? Je l’ai rencontrée pour la première fois en janvier 2005 lors de l’un de mes premiers cours de patch. Sa passion, elle l’a encrée en moi. Avec calme et bienveillance, elle a su implanter ce petit virus. Je n’ai plus jamais eu l’occasion de partager un moment avec elle, mais je vous assure que celui passé à l’interroger pour ce portrait a fait renaitre en moi toutes les vibrations que j’avais déjà ressenties. Je me permets de finir avec une phase prise sur la page d’accueil de son site :

« Aborder aux rivages du patchwork, c'est un peu découvrir un continent. C'est à la fois une jungle, un archipel, une mer de glace, des grottes secrètes, les méandres d'un fleuve et des pics inaccessibles. C'est Gulliver géant attaqué par les nains, un loisir aux bottes de sept lieues dont le dé à coudre serait une corne d'abondance et les fils, des routes infinies... »

Patricia

Lien : http://www.ruthsimone.ch/

La dernière photo en cache d'autres... à vous de jouer!

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Nom : Elisabeth Wassermann

Age : 68 ans

Mère 2 enfants et un petit fils

Début du patch : en 1976

Plus grand et petit patch : 200 x 240 cm et 10 x 15 cm

Hobbies : la céramique, l’écriture et les tissus

Point faible : la peur de se lancer lorsqu’elle a une idée

Rêve : avoir un atelier à Carouge

C’est un peu par la force des choses qu’Elisabeth commence le patchwork. De retour d’un long séjour aux USA, elle rencontre une Américaine, fille d’Amish, qui lui fait connaitre la magie des quilts et tente de l’initier à cet art. Mais Elisabeth ne croche pas. Quatre ans plus tard, le jour du mariage de son amie en partance pour le Brésil, elle lui laisse 2 sacs poubelle pleins de tissus en lui disant : »Tu n’as qu’à me faire un couvre lit comme cadeau de mariage ». Son côté anti-gaspi fait le reste et elle s’attaque à un logcabin. Les bouleversements de la vie ne nous laissant pas toujours le choix de notre emploi du temps, le top reste pendu au un mur de son salon pendant 2 ans avant d’être livré. De fil en aiguille, les amis ayant admiré ce premier quilt (220x220 tout de même !), elle reçoit des commandes lors de mariages… C’est ainsi que sont nés pas moins de 10 couvre-lits en 15 ans.

Mais le classique ne lui plait toujours pas plus que cela. Elle arrête. Des changements dans sa vie privée l’amènent à se remettre en question. Elle décide de tenter une nouvelle expérience mais plus contemporaine. Elle rencontre Claudia Zermatten, alors présidente de patCHquilt, qui lui donne des cours de base. Questionnée sur le bulletin de l’association, elle ose la critique et se retrouve à la rédaction du journal. Là, plus de temps pour fils et aiguilles, elle partage ses journées entre travail, recherches d’artistes à interviewer et rédaction. Ces 6 à 8 ans furent riche en rencontres et des amitiés sont nées.

Petite, elle aimait déjà les tissus mais sa mère, très méthodique, ne supportait pas sa façon trop impulsive de « travailler ». C’est chez sa grand-mère qu’elle pouvait… tricoter et c’est à l’école qu’elle apprit la couture. Toujours elle a eu besoin de créer. Elle a peint, fait de la céramique, écrit. Si dans ces trois domaines, elle se lance plus facilement, c’est un peu grâce aux encouragements de ses professeures. Mais quand il y a urgence, il n’y a plus de place pour les questionnements et elle agit rapidement et (presque) sans hésitation ! Elle a créé un quilt en une semaine à la demande de dernière minute pour une amie ; tout n’est donc pas perdu !

Pas très attirée par les concours (par faute de temps), elle commence à y prendre goût. Elle a déjà été sélectionnée trois fois et attend des réponses…

Si elle a participé à plusieurs expositions de clubs, elle a également eu l’occasion d’exposer avec des artistes d’autres disciplines. Dernièrement ce fût avec une peintre. Pour cette expo, elle a confectionné 4 grands et 18 petits quilts.

Chaque déplacement est l’occasion de chercher ce qui se fait dans le domaine du tissu/patch. Après la Russie, la Corée, ce sera bientôt Houston.

Lors de mes rencontres avec Elisabeth, je suis toujours frappée par son calme, sa douceur. Il reste dans l’air comme une petite poudre magique après le passage d’une fée…

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Nom :                                     Margrit Cossy

Age :                                      56 ans

Mère :                                    une fille                                                                               

Début du patch :                  environ 20 ans

Plus grand et petit patch :  150x180 cm et 10x10 cm

Hobbies :                               lecture, marche, cuisine, famille

Point faible :                          trop critique envers elle-même                                 

Rêve :                                      l’Inde et le désert

 

Depuis son enfance Margrit est fascinée par la couleur. Très tôt, elle a utilisé des tissus et de la laine pour les intégrer dans ses bricolages. Vous ne serez certainement pas surpris d’apprendre que, après sa scolarité en Thurgovie, elle se lance dans un apprentissage de couturière. Arrivée en Suisse romande en 1975, elle découvre une exposition de quilt Amish. Ni une ni deux, elle s’inscrit à un cours de base à l’atelier du Martinet (aujourd’hui disparu) à Lausanne. Peu après, elle y est de plus en plus souvent, mais dans la fonction de vendeuse ! Enfin, elle peut s’en donner à cœur joie et toucher les tissus colorés même pendant ses heures de travail! La passion est si forte, que c’est en qualité d’enseignante qu’on la retrouve aussi. Le Martinet est fermé… pour elle, la vie d’échange dans le patch continu.

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Son besoin d’apprendre les techniques nouvelles, l’amène à suivre des cours en Suisse et en Allemagne. Elle assemble et assorti tissus et couleurs, même si elle n’a jamais suivi de cours à ce sujet. Les couleurs, elle les a en elle !

2003 est un tournant dans sa vie d’artiste : une première exposition personnelle, avec son mari sculpteur, dans un magnifique caveau à Chardonne.

Suivent des articles dans des journaux, d’autres expositions… (Monthey, Martigny,             St-Saphorin, Luins, Carrouge-VD,Cully, Trois-Torrents,…)

Si elle ne s’engage pas réellement dans les concours, un jour sans tissu n’est pas un jour. Elle n’a pas toujours l’occasion d’utiliser ses machines, mais il y a toujours un tri, un rangement, une caresse à faire à ses tissus. Ne lui demandez pourtant pas de faire de l’appliqué à la main : elle n’aime vraiment pas celà.

 

Sensibilisée par les souffrances des femmes, elle se lance dans la fondation d’une antenne des coussins du cœur pour la Suisse romande. Le projet a son site, un intérêt marqué du corps médical, déjà des cœurs offerts mais… visitez-le et soutenez-le!

 

En voyant son travail, toujours précis au ¼ de millimètre près, on se demande de quelle planète elle vient. En voyant son lieu de vie, la lumière apparait : tout n’y est qu’ordre, couleurs et beauté de vivre.

 

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Ma petite touche très personnelle ? Margrit n’affiche pas sa raison de vivre : ses couleurs, elle ne les montre pas sur elle, elles sont en elle. Si sa santé n’est pas toujours au top, parlez-lui couleurs et patch : tel un alien, elle vous dévoilera sa vrai passion et s’illuminera.

Merci Margrit pour nos échanges, pour les couleurs de tes yeux passionnés.

Patricia

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Portrait d'artiste

Publié le par babillard

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Nom :                                     Maryline Collioud-Robert

Age :                                      dans la cinquantaine

Mère                                      de 3 enfants

Début du patch :                  1973-74

Plus grand et petit patch :    10 m x 1,8 m / 20 x 30 cm

Hobbies :                               origami/photo/informatique

Point faible :                          la mémoire

Rêve :                                      être pilote

 

Maryline est tombée dans le patch… presque par hasard ! Depuis, elle n’en est plus sortie.

A 18 ans, elle part en Californie pour un échange linguistique et c’est là qu’elle voit pour la première fois des quilts. A son retour, elle se lance et confectionne son premier quilt : une étoile à 8 pointes (env. 40x40 cm) pour son papa.

Elle entame des études de lettre à l’uni. Lors du bicentenaire des USA, elle a l’occasion de faire un nouveau voyage. C’est l’époque du renouveau du patch et, pour elle, un déclic définitif.

Elle mène de front ses études de lettre et développe sa passion. Après une première exposition au centre culturel de Bevaix, elle cède à la demande et commence à donner des cours. Mais outremer, le patch l’appel. Elle repart donc pour les USA et a la chance de rencontrer Michael James. Celui-ci reste interloqué : elle est le sosie de sa sœur ! Maryline invite Michael James en Suisse et le met en contact avec la Galerie Jonas où il aura plusieures expositions. Leur relation perdurera au fil des années (pas la ressemblance, on ne peut pas tout avoir).

Elle crée des cours à la Migros, puis petit à petit enseigne dans toute l'Europe. Elle fonde un Club (Neuchâtel Patchwork), dont elle est actuellement présidente. Préférant les tissus aux lettres, elle abandonne ses études pour ne faire plus qu’une avec sa passion.

Dés la création de France Patchwork, elle s’inscrit : N° de membre 96 ! (Nous sommes actuellement plus proche des 50'000).

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Il est trop long de vous énumérer tous les concours et toutes les expositions auxquels elle a pris part mais l’une des plus marquantes fût une expo personnelle au Japon, dans la galerie Bernina de Tokyo.

Vous aimeriez savoir où la rencontrer ?

Rien de plus simple virtuellement, elle tient un magnifique blog mais vous pouvez aussi admirer ses œuvres sur son site ainsi que sur celui du groupe fabric-connection.ch dont elle fait partie.

Pour avoir suivi quelques cours avec elle, je puis vous assurer qu’il n’y a pas que ses couleurs qui rayonnent.

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